“IL CANTO DEL PENSIERO ERRANTE” (2020)

HD - 1920x1080 - 00:02:51  - Written, animated and directed  by Silvia De Gennaro  

Music: 

“La Traviata, Brindisi (Verdi) by MIT Symphony Orchestra - Adam K. Boyles, Director -https://freemusicarchive.org/music/MIT_Symphony_Orchestra/An_Opera_Evening/  This recording is licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial 3.0 United States License

link: https://www.endecameron.it/post/finissage-stanza-dei-libri-silvia-de-gennaro

“Il Canto del Pensiero Errante” is a 3D animation video created in 2020 for “Endecameron 20 Digital Edition - Virtual artistic Residency” in the Castle of Rocca Sinibalda (IT) , while Italy was in a hard lock-down.

SYNOPSIS:

Il viaggio esplorativo del pensiero alla ricerca di nuovi territori. Sotto le sembianze di un cavaliere racchiuso nella biblioteca di un castello, il pensiero attiverà i meccanismi dell’edificio, trasformando le mura oppressive in una rampa con cui evadere.

The exploratory journey of thought in search of new regions. In the guise of a knight locked up in a castle library, the thought will start up the mechanisms of the building, transforming the oppressive walls into a launching pad towards the space of imagination.

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'Le titre sonne comme une invite à suivre un Don Quichotte, loin de ses chimères, chantant et pensant ou, grâce à l’ambivalence de la formulation, à suivre une pensée, elle, errante…Ceci guidé par l’étymon « iterare », voyager, aller de pays à pays, sans la connotation négative et fausse née de l’écho d’ « erreur ». Aller à l’aventure décidément, ainsi que le font, dans les Lais de Marie de France, « Les chevaliers qui la menoent, Qui ensemble od li erroent, Si cumanda tuz à rester ». Ce chevalier choisit l'errance comme cheminement pour atteindre un lieu puis un autre; la pensée errante étant toujours à construire. Cette pensée en chant jamais arrêtée, exploratrice, audacieuse correspond au chevalier qui surgit d’entre les temps et quitte son château-boîte enfermant une boîte qui en enferme une autre, château gigogne d’où il part et où il revient. Sylvia de Gennaro aime les mises en abyme et les mécanismes efficients et les aimantations du sens en échos culturels. Le chant/il canto appelle aussi les divisions des poèmes épiques ou lyriques, puisqu’en leur début, les poètes-aèdes chantaient les faits héroïques de l’Iliade puis ce fut l’Eneide latine... Quelle que soit la strate, le film est placé sous l’égide de la pensée. L’irréalisme du lieu, le revêtement de tout élément y compris du vivant par le même matériau étrange, une peau souple mais d’argent ciselé, invitent à une lecture allégorique ou à se laisser aller au plaisir de ce voyage filmique jouant de la rencontre des bruits du mécanisme caché, du sabot du cheval, de son hennissement avec la Traviata.

Le palimpseste se poursuit, puisque le chevalier que découvre l’ouverture de la troisième boîte enchâssée, boîte sur laquelle deux scorpions connotent la complexité et la puissance, s’identifie comme Hermés par les ailes à ses mollets comme sur son casque. Il quitte sur un cheval fougueux, la stanza dei libri/ la salle des livres, elle aussi cachée dans cette boîte doublée d’une boîte, gardienne de la riche bibliothèque du château, aux murs calligraphiés à la graphie impossible à reconnaître ou tapissés du même livre à la couverture de cuir au/x titre/s impossible/s à discerner. Leur sens n’est pas arrêté de même qu’Hermès ne peut être emprisonné ; lui, le Dieu épiclèse du commerce, gardien des routes et des carrefours, des voyageurs et des voleurs et conducteur des âmes aux Enfers et messager des dieux. Lui, ce que l'on oublierait, est celui auquel l’Hymne homérique reconnaît l'invention de faire le feu, celle des raquettes comme ruse pour effacer ses traces et musicalement celles de la lyre et de la syrinx. Cet Hermès sur tous les chemins est aussi un catalyseur de mille histoires qui débutent par le vol des troupeaux de son demi-frère Apollon qu’il amadoue en jouant de la lyre à tel point que, pour obtenir un tel instrument, le dieu des muses offre son troupeau, une baguette d'or/futur caducée et plus encore le don de prophétie quoique mineure grâce aux cailloux utilisés pour la divination et il le fait aussi maître de l'oracle des Thries, les femmes-abeilles. Sans poursuivre sur ses histoires amoureuses, hétéro comme homo, puisque, ici, il est seul, il nous faut ajouter le piquant choix du Libiamo verdien, ce duo amoureux du brindisi, le toast que l’on porte avant de boire, ce qui s’avère, aussi, en total accord avec cet Hermès qui engendra Hermaphrodite voire dans les traditions plus tardives, Éros parmi ses autres descendances.

Par tous ces traits, le cavalier- hermétique est à saisir comme la métonymie de celui qui recherche l’inconnu, le saisit, le rapporte en la bibliothèque : le chercheur, le penseur, le philosophe dans l’amour et le désir de la quête. Et ainsi, saisir sa juste implication en ce « pensiero errante ». Ainsi dans son voyage interplanétaire – un dieu ne se refuse rien- il attrape lors de voltiges circassiennes, une boule/planète ; il la porte lors de ses figures d’équilibre. Dès lors, il se duplique, se multiplie encore; il se superpose à lui-même entièrement ou en fragments: porteur de cette sphère, du même matériau ce qui le rend proche du livre et du savoir. Comme l’inventeur d’un lieu, comme l’archéologue, il revient avec ce « trophée » pour le lire? l’analyser? le savourer? Et la boîte de se refermer sur des mots cabalistiques susurrés aussi difficiles à comprendre que les calligraphies premières.

Le film l’emporte sans rupture, en écho aux plans séquences narratifs alors qu’Hermès déborde de telles limites, allant sur fond noir, sautant sur des lieux inscrits en écritures manuscrites, celles qui couvrent les murs, les sols, celles que l’on ne peut lire, là, mais dont on reconnaît l’ancienneté, l’enracinement dans notre culture mais qui s’ouvre au présent des plus actuels puisque Hermès arbore un masque de Réalité virtuelle. Ainsi que faire, sinon recommencer à saisir le galop, le multiple s’ouvrant, se refermant sous le lancer de la boule/ballon… recommencer car penser ne saurait s’arrêter, car créer est jouissif. Ici aussi le delectare emporte ainsi revenir au Brindisi exaltant la beauté qui enflamme, l’ivresse de l’heure fugace et le frisson amoureux…' Simone Dompeyre - Festival Director of Traverse Video - 2021

SCREENINGS AND AWARDS:

2021 - “Video Art Forum” - Culture and Arts Association – Dammam,  Saudi Arabia

2021 - “Traverse video” mono-channel video-loop installation- Ancien Reservoir de Guilheméry - Toulose, France

 

2021 - “195th RSA Annual Exhibition – OPEN ART 2021” - The Royal Scottisch Academy of Art and Architecture – online

 

2020 - “Fuorinorma#4 - La Via Neosperimentale del Cinema Italiano “ - Extra#3 – experimental shorts on-line on MyMovies.it 

curated by Adriano Aprà

 

2020 - “Intermediaciones” VII Muestra de videoarte y cine experimental – ediciòn online, Colombia

 

2020 - “Endecameron 20 Digital Edition” Virtual artistic Residency – under the artistic direction of Francesca Fini - Castello di Rocca            Sinibalda, Rieti, Italy

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Durante la residenza ho realizzato anche nove stampe con i ritratti degli artisti partecipanti: "I Cavalieri di Endecameron"

FRANCESCA FINI
FRANCESCA FINI

Direttore artistico

FRANCESCO DIMITRI
FRANCESCO DIMITRI

SILVIA DE GENNARO
SILVIA DE GENNARO

FRANCESCA FINI
FRANCESCA FINI

Direttore artistico

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Francesco Dimitri